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jeudi 26 avril 2012

Charles Bradley & his Extraordinaires, La Cigale, 26 avril 2012

Par ces temps de cynisme ambiant qu'il est bon de se replonger dans la soul touchante et sans fioritures du grand Charles. Il y a encore un an le sexagenaire venait défendre son premier album (!) en ouverture du concert de Lee Fields à la Maroquinerie; c'est aujourd'hui en tête d'affiche que le screaming eagle of soul remplit la Cigale, un succès totalement mérité pour celui dont la vie difficile fera prochainement l'objet d'un documentaire qui devrait lui permettre de toucher une audience encore plus large.


Les tournées incessantes ont visiblement libéré le potentiel de Charles Bradley, jadis un peu hésitant sur scène malgré sa voix exceptionnelle. C'est maintenant  un showman accompli marchant sur les pas de James Brown, son modèle avoué dont il reprend quelques gimmicks scéniques. Pour le reste le show carbure toujours à l'émotion brute, ravissant un public que le chanteur vient longuement saluer en descendant de scène à la fin de sa prestation. Charles Bradley, un grand artiste, et un mec bien.


Photos / vidéos (C) GH

samedi 19 février 2011

Charles Bradley, Lee Fields & The Expressions, La Maroquinerie 17 février 2011

No time for dreaming est la dernière pépite du label soul Daptone, le premier album d'un jeune homme de 62 ans nommé Charles Bradley. Comment un talent aussi phénoménal a-t-il pu passer sous les radars pendant si longtemps demeure un mystère; en tout cas si le disque est excellent c'est sur scène que l'on se prend un véritable uppercut dès que Mr. Bradley se met à chanter, sa voix évoquant le James Brown des grands jours et ses textes sur les coups durs d'une vie que l'on devine tourmentée se montrant extrêmement touchants. Derrière lui, les brillants musiciens de Menahan St. Band / The Expressions envoient un groove imparable, et Charles Bradley cède bientôt sa place au charmeur Lee Fields pour le reste du concert, laissant une large place aux titres de l'album My World sorti l'an passé. Là encore, de la soul quatre étoiles aux effluves rétro mais ne tombant jamais dans un passéisme stérile, jouée pied au plancher par un groupe dont le plaisir d'accompagner ces deux remarquables interprètes se montre communicatif. Jubilation sur scène et dans le public donc, pour ce qui devrait d'ores et déjà rester comme l'un des très beaux souvenirs de concert de cette année.Photos (C) GH