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lundi 13 juin 2011

Bryan Ferry, l'Olympia, 13 juin 2011

Le choix de la salle paraissait évident au vu du titre du dernier album en date de Bryan Ferry. Salle qui n'a malheureusement plus de mythique que son nom car pour le reste, comme trop souvent à l'Olympia, la qualité sonore de la soirée laissait un peu à désirer, ne rendant guère justice à la musique interprétée pendant un concert par ailleurs captivant de bout en bout. Bryan Ferry s'est une nouvelle fois entouré des excellents musiciens présents à ses côtés à la Maison de la Radio en décembre dernier, avec tout de même un ajout de taille en la personne du brillant Chris Spedding à la guitare. La setlist avait de quoi satisfaire les plus exigeants, puisqu'outre les tubes incontournables du répertoire le public eut droit à des titres extraits de The bride stripped bare, du sous-estimé Dylanesque ainsi qu'à une étonnante version de Bittersweet de Roxy Music. De quoi nous consoler que le récent For your pleasure tour de Roxy ne soit pas passé par la France. Des trois prestations scéniques dont Bryan Ferry aura gratifié le public parisien en moins d'un an c'est peut être celle où il se sera montré le plus en voix et le plus dynamique, rassurant ses fans après les rumeurs alarmantes d'il y a quelques semaines. Souhaitons désormais beaucoup de plaisir à celles et ceux qui auront la chance de le croiser pour d'autres dates françaises cet été. For your pleasure, indeed !

vendredi 10 septembre 2010

Fever Ray, L'Olympia, 9 Septembre 2010


Si l’album solo de la chanteuse de The Knife a fait l’unanimité, sa prestation à l’Olympia serait en revanche plutôt du genre à diviser. Selon votre réceptivité ou humeur du moment, il est possible d’en ressortir fasciné, ou au contraire d’avoir eu l’impression d’écouter l’album dans sa chambre avec le son à fond, les fenêtres fermées et un paquet complet d’encens en train se calciner depuis des heures.
C’est en effet derrière un épais rideau de fumée que Fever Ray fait son apparition sur scène, avançant masquée tout comme ses musiciens au look mi-Fantomas, mi-figurants dans un clip de DJ Bobo. Entre deux lasers on distingue vaguement tout ce petit monde qui s’agite sans au final être sûr d’assister à un réel concert ou une simple pantomime.

L’album live de The Knife s’intitulait An audiovisual experience, Fever Ray tente plutôt d’embarquer son public dans une expérience sensorielle, un peu frustrante il faut bien l’admettre, même si elle a le mérite de se distinguer du tout-venant. Mais son univers se révèle difficile à transposer sur scène ; les sublimes clips de If I had a heart ou When I grow up avaient placé il est vrai la barre très haut et demeurent pour l’instant les meilleures illustrations possibles de sa musique.
Photos (enfumées) (C) GH